27 juillet 2020

Nos ruisseaux cachés : attendre que la température dépasse les 30°C, marcher dans les broussailles, suivre la trace des vaches, trouver le tremble au tronc  fendu au bord de la flaque boueuse, remonter le cours de l’arroyo sec en évitant les branches basses, trouver l’eau qui court encore. (Plus bas, elle s’évapore). Sieste sous les jeunes […]

9 juillet 2020

Nous avons quitté la côte pour descendre vers le sud, il a fallu dire au revoir à la grève. Le vent chasse les nuages à chaque fois que nous partons, comme si les jours de gris nous créaient un abri que l’on quitte quand le bleu de la mer s’approfondit. (En face, les îles sont […]

21 juin 2020

Je ne parviens jamais à saisir cette vue : l’estuaire à marée haute, avant la descente jusqu’à la grève et le bois de pins, l’archipel morcelé, tout au fond, qui devient ligne d’horizon quand on arrive en bas. Cette fois, il pleuvait, les essuie-glaces ne fonctionnaient pas, il y a toujours un arbre devant l’objectif. Cette […]

28 avril 2020

[Souvenir] Le premier pélican, c’était : une marche le long de la plage sans fin, si large qu’on ne voit pas la mer (on la sent, on l’entend), le soleil se couche, il faut franchir une rivière et une dune (les pieds s’enfoncent et glissent, des avalanches infimes), un olivier de bohème sucre l’air. Le pélican […]

16 novembre 2019

Autoroute déserte dans paysage blanc brumeux — pas de stations-service. Quelques chevreuils, des joncs dans un pré. Les vaches se regroupent au plus près des bois, leurs corps massifs se serrent les uns contre les autres. Elles doivent exhaler de la vapeur, mais d’ici l’on ne voit rien, que les collines boisées, les arbres rosis […]

11 juin 2019

[Coma Berenices.] La lune noire a duré presque une semaine : le premier croissant se couchait avec le soleil — un trait lumineux au-dessus des collines, jaune d’or, presque orangé, à peine une heure. Alors, la nuit s’emplissait d’étoiles et Jupiter se reflétait sur la mer, l’on aurait pu voir la traîne blanche de la […]

24 mai 2019

Sur la presqu’île, les routes dessinaient des méandres • fourches et bifurcation, jusqu’au labyrinthe. Un paysage désert strié de lignes grises onduleuses et inutiles : des rues numérotées, sans pavillons, sans humains, sans terrains vagues. Certaines m’auraient emmenée à une villa isolée, d’autres auraient terminé en impasse, je ne les ai pas empruntées, un demi-tour […]

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